
Ambassadeur
Jean Discours
Visiter son site
Un parcours
Jean Discours est né dans le nord du Gard, au pied des montagnes cévenoles.
Avant la photographie, il y a eu la danse contemporaine, la flûte traversière, puis les flûtes irlandaises, autant de disciplines qui ont appris à son regard et à son corps ce que signifie être présent dans l’instant, attentif au rythme et à la nuance.
Il se forme aux techniques photographiques puis part dans le Grand Nord, attiré par une lumière qu’il veut comprendre : celle de l’aube arctique, fragile et changeante.
C’est en parcourant les plateaux du Massif Central qu’il ressent le besoin de garder une trace des émotions que lui procure la lumière douce sur le paysage.
Il marche longtemps avant de photographier. Souvent, l’image ne vient pas. Il revient pourtant sur les mêmes lieux, parfois pendant des années. Ce n’est pas un paysage qu’il cherche, mais une rencontre entre un lieu, une lumière et un état de disponibilité. Les premières lueurs, une pluie soudaine, une brume inattendue suffisent parfois à transformer ce qu’il croyait connaître.
De retour dans son atelier, Jean Discours réalise lui-même les tirages d’art et conçoit les livres d’artiste, maîtrisant toutes les étapes du processus, de la prise de vue au tirage, pour garder en mémoire l’émotion première.
Son travail est régulièrement exposé depuis une dizaine d’années dans les plus grands festivals photographiques dédiés à la nature, et publié dans la presse spécialisée internationale, dont la revue britannique On Landscape.

Une façon de voir
Ma démarche est une quête de l’émotion première.
Faire le portrait d’une forêt, c’est d’abord choisir un sujet et une composition. Les paysages qui attirent mon regard sont souvent ceux qu’on a laissés tranquilles ; ils ont une esthétique particulière, une présence. Comme un portraitiste, je choisis le costume : la saison, pour ses couleurs et ses formes. L’hiver dépouille, le printemps bourgeonne, l’automne colore. Puis vient l’éclairage : l’intensité lumineuse, et la température de couleur.
Ce regard s’inscrit dans la tradition du paysage intime : une nature choisie pour elle-même, une lumière changeante, une relation humble au sujet. Comme Hokusai, Cézanne ou Shinzo Maeda, je reviens inlassablement sur les mêmes territoires, cherchant non pas le paysage définitif, mais ses variations.
Ardèche, Aubrac, Cézalier, Mont Aigoual, Écosse, Islande ou Groenland sont autant d’étapes d’un même cheminement. À la poursuite de la pluie, de la neige, de la brume et des premières lueurs, je retourne sur le motif à la recherche de l’inattendu.



